étude de cas

Posté le 31 juillet 2015

Deux services des plus compétents sont intervenus auprès de la famille P. Thérese vous confie sa note sociale et y adjoindra la note de sa conne légue.

Il semble que nous ayons relever les memes éléments.

 

«  C’est au lendemain d’une séparation que nous rencontrons madame p et ses trois enfants âgés de 11 , 9 et 3 ans. Madame P, evoque les faits sans emotion avec une froideur qui impressionne .Il est pourtant le père de ses trois enfants nés de trois géniteurs différents . Nous employons le terme géniteur a dessein puisqu’aucun des enfants n’a de vécu commun avec celui qui a permis leur naissance. Madame est une femme forte, qui se néglige. Elle est en obesité morbide .Elle n’est pas maquillée ni coiffée lors de la rencontre et porte des vetements qui ne sont pas ajustés. elle n’a pas de tenue adaptée a la saison.

Le logement ou nous rencontrons madame P pourrait être qualifié d’indécent voir d’insalubre tant il n’est pas adapté a la vie de famille : il mesure a peine 24m² . les prises electriques sont insuffisantes et madame P accumulent les rallonges. Le circuit de gaz est accessible même au plus jeune, une bouteille d’eau de javel est a peine protégée par un maigre rideau sous l’évier. Il n’y a pas de dispositif de sanitaires ni même d’espace douche. A l’heure d’aujourd’hui aucune démarche n’a été entreprise par madame pour mettre aux normes ce logement qu’elle dit provisoire mais dont elle dira qu’elle l’a connu « sous 20 centimetres de neige, en avril ». Personne n’est là pour attester de la santé psychique de madame.

On remarque de suite l’isolement de la famille P. dans ce petit coin de verdure qu’elle dit « calme » mais qu’on qualifie d’isolé . Le logement n’est pas investi par madame : quelques phrases d’auteurs souvent inconnus sont collés a même les murs de pvc jaunâtres. Seule une photo au format photo d’identité d’un vieil homme est accroché avec une pince a linge sur un des murs de la pièce de vie . Les enfants diront que c’est leur papy bien qu’aucun lien du sang ne les unisse et que « mamie n’est pas mariée avec lui et n’habite pas non plus avec » . La nuit madame p partage l’espace nuit avec la fille ainée dans une promiscuité indigne de son age. L’autre garçon est relayé a l’extérieur du logement. Le jeune enfant quand a lui dort dans un lit parapluie ,que seul un linge de couleur verdâtre vient égayer malgré sa taille : l’enfant mesure plus d’un mètre a 3 ans ce qui pose la question de l’équilibre alimentaire dans cette famille.

En effet, les photos de famille mettent en évidence une étrangeté : bien que ressemblant a sa maman, la fille G, agé de 11 ans semble filiforme en comparaison avec les 2 garcons qui presentent des particularités morphologiques identiques dés le plus jeune age a savoir une croissance a la limite de la normale.

La jeune G paraît une jeune fille facilement intimidable et très préoccupé par l’avenir de ses freres qu’elle dit porteur de « particularités ». elle est incapable de dire la date de la rentrée alors qu’elle a les capacités intellectuelles lui permettant de suivre une scolarité exemplaire depuis l’age de 2 ans. On peut s’interroger sur la volonté de madame P d’inscrire sa fille en milieu scolaire si jeune et le mettre en parralele avec le désinvestissement latent de la sphere des apprentissages chez cet enfant aujourd’hui. Elle dit « je voulais etre chirurgienne » mais cherche aujourd’hui les etudes les plus courtes lui permettant de voyager. Chacun lira ici le besoin d’evasion d’une enfant en difficulté. Quand a t’elle changé d’avis ? Nous relaterons plus tard la préoccupation maternelle importante pour le dernier enfant de la fratrie, concomittant avec un important desinvestissement parental .Nous remarquons d’ailleurs que la jeune fille est déjà bien informés de la question de la sexualité et en est préoccupée . Son visage juvenile est particulierement marqué par un acné severe dont madame ne semble pas se preoccuper outre mesure. Elle laisse a penser a l’enfant qu’elle prendra rendez vous « un jour » avec un dermatologue . A ce jour, aucune demarche n’a ete entreprise.

B, agé de 9 ans très immature. Il n’a pas parlé jusqu’à 3 ans et demie, signe evident du malaise relationnel qui devait deja regner dans cette famille. A l’age de 4 ans , l’institutrice avait évalué qu’il n’avait pas les capacités pour entrer dans les apprentissages scolaire et devait donc quitter le milieu ordinaire. Un suivi rased et une avs ont été demandé par l’ecole. Madame n’avait jusque là pas fait les démarches « aucun diagnostic n’a pu etre etabli » dira t’elle comme pour s’excuser. Lors de l’année de CE1 madame s’est plant que son fils d’avait pas assez de reperes l’enseignante etant absente pendant 5 mois et remplacée par de nombreux intervenants différents. L’enfant a redoublé son CE1. Aujourd’hui, alors que l’enfant a bientôt 10 ans madame a fait etablir un bilan faisant etat de dysphasie severe et d’un syndrome dysexecutif. Pourtant lors de la rencontre l’enfant etablit d’emblée un dialogue correcte avec son interlocuteur. Il semble seulement angoissé a l’idée de ne pas etre a la hauteur du regard de sa mere particulierement vigilente a ce qu’il fasse des phrases correctes au plan grammatical. C’est un enfant interessant et qui paraît cultiver. Il se plaint de ne pas aller souvent aux musées qu’il adore. La neuropediatre chef de service du centre regional diagnostic troubles des apprentissages avait notifié un suivi psychologique. A ce jour madame pretexte ne pas avoir trouvé de professionnel adequat au cmp qu’elle a arreter de frequentait en avril de l’année précédente.

C’est chez le plus jeune enfant de la fratrie que l’observation clinique fait etat d’elements les plus préoccupants ; cet enfant agé de plus de trois ans n’a pas acquis le langage ni meme la marche et encore moins la propreté.

Le regard est souvent vide et bien qu’affectueux il ne regarde jamais sa mere dans les yeux et ne prononce pas le mot maman a dessein. Il baragouine un « mommman » toute la journée, et l’observateur y verra sans aucun doute la grande clairvoyance de cet enfant qui malgrés l’entrave faite a son developpement a pu identifier ce qui pose probleme. Il agite ses bras tel un papillon cherchant a s’envoler de cette famille qui lui nuit sans doute et le gene dans la moindre tentative d’évacuer toutes les tensions qu’il a du accumuler depuis sa naissance. On peut s’etonner du grand ecart d’age entre les ainées et ce jeune enfant, peut etre pas désiré par un couple vieillissant. Il est aujourd’hui devenu une charge lourde, maman a du cesser de travailler et aucun répit ne peut lui etre accordé son réseau amical etant de son propre aveu « proche du zero ». l’enfant bénéficie de soins en kinesitherapie , en psychomotricité en orthophonie mais aucun pedopsychiatre n’est désignée pour suivre le cas. Ainsi madame a été orienté au cmp par le camps mais selon elle « cela ne correspondait pas a ses besoins ». qui est elle pour le dire ? Un suivi en psychologie comportementale est entamée par la volonté de madame : il est evident que le dressage subi dans les seances correspond plus au modele parental qu’aux soins prodigués en cmp ou on lui a dit o combien cet enfant avait besoin d’un fort etayage ! Sa méconnaissance des limites de son corps et sa non perception du bas de son corps ne lui a pas permis d’acquerir un develpoement harmonieux. Le tableau clinique est evident, la psychose infantile ne fait aucun doute. Aucun soins n’est programmée sur les 15 jours suivants notre rencontre.

Nous sommes donc evidemment en situation de détresse d’une mère depassée, accablée dans sa solitude, qui ne peut et ne sait comment répondre aux besoins de ces trois enfants. Madame paraît hostile et ne reconnaît pas aux professionnels la compétence d’évaluer de sa situation. Dans des propos outranciers elle dira qu’elle aussi a un jour obtenu ce diplôme d’as et qu’elle a meme battu un record en ayant un 2 / 20 et 4 / 20 ! c’est dire toute l’incohérence et l incompétence parentale ! « 

 

C est sur le lieu de villégiature et au cours d’une « fenêtre thérapeutique » que nous rencontrons madame P. elle y séjourne avec ses trois enfants, monsieur ayant reserver ses congés annuels a la préparation d’un heureux événement familial : le bapteme du petit dernier étant programmé pour la fin de l’ete. Madame se dit heureuse d’etre en vacances l’année ayant été « compliquée » ; en effet, l’institutrice ayant voulu supprimé l’avs notifiée jusqu’en aout, madame p a du se résoudre a changer l’enfant d’établissement pour l’année suivante. L’ainée des trois enfants prépare également sa rentrée en 6eme au collége hors secteur comme elle le souhaitait, madame ayant eu fort a faire avec les démarches administratives pour les 2 dossiers mdph des garcons. C’est donc un « repos bien mérité » ! 
Bien que le logement soit modeste et décoré sobrement, on sent toute la chaleur et le plaisir des enfants a retrouver « la caravane a mamie » . peu et mal équipé, il est toutefois confortable et madame P tient a rassembler toute la famille autour de bons repas, c’est avec des crêpes qu’elle nous acceuillera ce jour là. 
La famille P est connue du service puisqu’ils ont sollicités en 2002 et en 2013 un agrément d’adoption. Les adoptions successives ont été évaluées favorablement et ont conduits a l’adoption plénière des 2 garcons de la famille. Il est a noter que monsieur et madame P avaient eu a faire au cours de leur parcours d’adoption le cheminement de la particularité de santé des pupilles de l’etat français et c’est en conscience qu’ils ont choisis de devenir les parents de ces 2 jeunes garcons qui presentaient alors des particularités de santé type retard de developpement. 

B est agé de 9 ans .aprés bien des années sans qu’elle n’est pu obtenir un écrit mettant « des mots sur ces maux » , l’année 2015 est marqué par le diagnostic etabli a la demande de l’orthophoniste par la neuropediatre chef du service du trouble des apprentissages : l’enfant est porteur de troubles neuros developpementaux de type dysphasie severe et d’un syndrome dysexecutif. Au vue de ces difficultés et des ecrits fournis par madame, nous comprenons mieux pourquoi bien que B peut suivre et interagir facilement dans une conversation il semble ne pas comprendre nos intentions et même les craindre. Une fois rassuré, c’est un enfant calme parfois malhabile , très impatient de découvrir sa nouvelle école ou la maîtresse lui a montré qu’il pourrait etre aidé ; l’ainée est très impliquée dans le quotidien de ses 2 frères bien que préoccupée par les questions de la préadolescence. Nous remarquons avec quel humour elle est capable de nous répondre qu’il est interdit de parler du travail scolaire en plein mois de juillet. Madame nous a sollicité puisque l’assistante sociale du CAMPS ne pouvait la recevoir « ne connaissant pas l’enfant ». une facture de 1700 euros pour une poussette adaptée n’a pas été remboursée faute de prescription adéquate. Le logement de la famille n’est pas adapté au handicap du plus jeune enfant. Il pese 18 kilos et ne marche pas. Une piece pourrait être aménagé au rez de chaussée afin de faciliter ses déplacements et de lui conférer une meilleure autonomie .Celui ci est autiste et handicapé moteur. Madame P n’a pas pu obtenir les éléments diagnostics des évaluations recommandées par la HAS mais la psychologue comportementale libérale a rapproché les éléments observés au cours du pep3 des elements diagnostics. C’est un enfant rieur , qui est fasciné par les toupies. Chaque objet pouvant devenir une toupie madame nous fait remarquer non sans humour que les jouets ne lui coûtent donc pas cher. Effectivement pendant l’échange , l ‘enfant fera tourner une pomme de terre avec une dextérité impressionnante ! Les difficultés financières de madame s’accumulent puisque depuis le recours auprés de la cdph , le complément aeeh 5 accordé ne suffit pas a couvrir tous les frais liés a la prise en charge de ce jeune enfant.

Nous rédigerons une note sociale afin de mettre en place la procédure d’urgence permettant a la cdpah d’examiner la pch logement au plus vite. La collégue cpam sera contacté dans les meilleurs délais afin d’accélérer la procédure de remboursement. Nous profiterons de l’occasion pour proposer a madame des activités de loisirs pendant que son enfant pourrait etre acceuilli a la halte garderie se mettant en lien avec le sessad ted afin d’offrir un acceuil adapté a cet enfant handicapé. Aussi la caf pourrait être sollicitée si madame P voulait bénéficier des dispositifs d’aide au départ aux vacances. Nous voudrions solliciter madame P afin de sensibiliser les équipes aux handicaps neuros developpementaux et a participer a une action collective visant a permettre aux parents d’enfants tsa de mieux connaître les professionnels du secteur.

 

Un commentaire pour « étude de cas »

  1.  
    Chanel
    8 août 2015 | 18 h 17 min
     

    Bravo Thérèse
    continuez ainsi .
    Merveilleux miroir pour ceux/celles qui auront le courage de s’y reconnaître !

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